Diagnostic Archéologique

PONT-SCORFF « Les Hauts de Ty Néhué »

Dans le cadre du montage de notre opération de PONT-SCORFF « Les Hauts de Ty Néhué », les services de l’état (INRAP : l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) ont prescrits un diagnostic archéologique sur l’intégralité de l’emprise de l’opération, à savoir sur une superficie de 5,1 hectares. 

Durant ce diagnostic, diverses tranchées d’une profondeur allant de 0,3 à 1,8 mètres, ont été réalisées sur la future emprise du programme d’aménagement de 91 lots.

Ces tranchées ont tout d’abord permis de mettre en évidence, un réseau parcellaire moderne à contemporain. Ce parcellaire correspond au paysage rural, agricole, lié aux fermes environnantes et qui se compose en majorité de haies, retrouvées en sous-sol sous la forme de linéaires fossoyés et orientés Est-Ouest et Nord-Sud. 

Cet ancien paysage semble peu évoluer entre la période moderne et contemporaine étant donné la similitude et les reprises constatées sur les linéaires fossoyés. Ces limites restent visibles jusqu’au remembrement des années 1950 -1960, ou elles sont alors abandonnées, arrachées et rebouchées assez rapidement pour laisser place à des parcelles plus grandes d’un seul tenant. Ces vestiges constituent une grande part des entités révélées par le diagnostic.

 

D’autres éléments de parcellaire agricole de datation indéterminée, ont également été mis à jour. 

Enfin, trois structures ont permis d’identifier une probable fréquentation de l’emprise durant la protohistoire et plus précisément au Bronze Final (L’âge de Bronze allant de 2 700 à 900 avant J.C, il succède au Néolithique et précède l’Age de Fer). 

D’autres faits, en lien avec l’habitat (7 fosses et 8 trous de poteaux), mais de datation indéterminée, sont également à noter. Cependant, la majorité de ces éléments apparaissent disséminés au sein de l’emprise, sans limites détectables (enclos, palissade, … ). Un puit de l’âge de Bronze final a également été retrouvé. 

Ainsi, selon les services de l’INRAP, les quelques vestiges protohistoriques et de datation indéterminée, pourraient correspondre aux données déjà acquises pour l’âge du Bronze, lesquelles « révèlent un réseau de petits habitats » isolés « inscrits dans un paysage de plus en plus marqué par l’exploitation agricole ».